Ci-bas quelques extraits du

Portrait du territoire

réalisé par Centraide en 2007

Le territoire

L’arrondissement est circonscrit entre les limites portuaires du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rue Sherbrooke au nord, par la rue Atwater à l’ouest et le quartier Hochelaga-Maisonneuve à l’est.

Près de 38 500 emplois, 40 000 étudiants, des dizaines de milliers de personnes circulent à toute heure du jour et de la nuit vers un nombre impressionnant de ressources institutionnelles, gouvernementales, municipales, culturelles, sociales. Le centre-ville de Montréal est considéré comme le plus gros centre commercial et d’affaires du Québec. Un terreau fertile où dominent visiblement les fonctions économiques diversifiées en interface avec les fonctions résidentielles.

Dans le quartier Sainte-Marie, secteur « est » du Centre-Sud, de nombreuses familles vivent des conditions de pauvreté difficiles, voire chroniques. L’accès à des logements salubres, à un quartier vert et sécuritaire et la disponibilité d’aliments de qualité à proximité sont des enjeux dans la lutte contre la pauvreté. Toutes les écoles présentent des indices de défavorisation plus élevés que la moyenne des écoles de la CSDM. Face à ces problématiques, un programme de revitalisation urbaine intégrée (RUI) a été mis en place par la Ville.

Dans Le Faubourg Saint-Laurent (centre-ville) et dans Peter-McGill plus à l’ouest, la pauvreté est anonyme. Dans Peter-McGill, il n’y a pas d’infrastructures ou d’équipements publics intégrant la vie familiale au quartier. Pas d’écoles ou de bibliothèque publique. Pourtant, malgré ces contraintes, de nombreux immigrants récents choisissent d’habiter ces quartiers centraux.

L’arrondissement est un territoire convoité par les promoteurs pour accueillir de grands projets d’envergure tels le CHUM, le Quartier international et le Quartier des spectacles. Parmi les effets potentiels de ces projets sur les populations, on peut prévoir l’exode de familles et la perte de logements familiaux ou d’espaces publics. Ces transformations rendent notamment l’accessibilité aux services de proximité plus difficiles et atténuent les liens entre les résidents vivant dans des îlots résidentiels plus morcelés.

Dans le Faubourg Saint-Laurent, on retrouve les Habitations Jeanne-Mance (HLM) et le Quartier chinois, lesquels en font le quartier le plus multiethnique du centre-ville.

Tissu communautaire et social

Historiquement, les ressources locales communautaires se sont déployées dans les secteurs à l’est du boulevard Saint-Laurent. Depuis quelques années, le tissu communautaire local se consolide davantage dans la partie « ouest » de l’arrondissement. De plus, un bon nombre d’organismes régionaux desservent les populations locales, notamment les itinérants et les jeunes de la rue.

Traditionnellement, les tables de concertation de l’est du territoire sont francophones alors que celles de l’ouest sont cosmopolites. Tout comme les communautés, elles se déploient à des rythmes variables.

La table de développement social de Centre-Sud, la Corporation de développement communautaire (CDC) Centre-Sud, vit une « renaissance ». Une démarche de réflexion avec la population est en cours, centrée sur une meilleure connaissance des réalités et des besoins des habitants, en vue de réaliser un plan d’action intégré de développement social. Bon nombre de tables et d’expertises sectorielles existent également. Néanmoins, le manque de liens entre les instances rend plus difficile le partage d’une vision intégrée de développement social.

Dans le quartier Sainte-Marie, le « Carrefour de Ressources en Interculturel » (CRIC) dans le cadre du programme « Accessibilité », lequel intervient auprès des populations immigrantes récemment installées.

Données sociodémographiques tirées du Recensement 2001

Centre-Sud

  • 30 713 habitants
  • Une concentration importante de problématiques sociales
  • Près d’une personne sur deux (49 %) vit sous le seuil de faible revenu

    (île de Montréal : 29 %)
  • Parmi les familles avec enfants, la moitié (53 %) est de type monoparental
    (île de Montréal : 33 %).

  • Des écoles primaires aux indices de défavorisation élevés; 40 % des élèves du secondaire bénéficient d’un plan d’intervention individuelle.

  • Scolarité : une part plus grande (16 %) de personnes ayant moins de neuf années de scolarité
    (île de
    Montréal : 15 %)
  • Une personne aînée sur deux (52 %) vit seule
    (île
    de Montréal : 36 %)
  • Population immigrante : 16 %
    (île de Montréal :27 %)
  • Centre-ville

  • 44 119 habitants
  • 40 % de la population vit sous le seuil de faible revenu
    (île de
    Montréal : 29 %)
  • Une personne sur trois (31 %) est immigrante

    (île de Montréal : 27 %)
  • Un taux élevé (30 %) de personnes des minorités visibles
    (île de
    Montréal : 21 %)
  • Important phénomène d’itinérance : environ 13 000 personnes sans domicile
  • Une personne aînée sur deux (52 %) vit seule
    (île de Montréal : 36 %)
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