Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce

Arrondissement

Ci-bas quelques extraits des

Portraits de territoires

réalisés par Centraide en 2008.

Portrait de Côte-des-Neiges

Portrait de Notre-Dame-de-Grâce

Côte-des-Neiges

Le territoire

Le quartier Côte-des- Neiges comprend 60 % de la population de l’arrondissement. Avec ses 99 174 résidants, il est le deuxième quartier le plus populeux de Montréal, après le Plateau Mont-Royal.

Quartier d’accueil, depuis fort longtemps, de nombreux immigrants à Montréal, Côte-des- Neiges compte aujourd’hui une forte diversité sociale et culturelle. De tous les quartiers montréalais, il demeure le quartier d’établissement du plus grand nombre d’immigrants qui, avec les résidants non permanents, forment 58 % de sa population totale. Certaines communautés culturelles concentrées à Côte-des-Neiges se sont d’ailleurs dotées de leurs propres réseaux d’entraide.

Bien que le nombre important de personnes à faible revenu (32 275) pose des défis importants, le quartier dispose de nombreux atouts, dont une population relativement jeune et très scolarisée, la présence de plusieurs institutions régionales (université, hôpitaux) et un CLSC ayant développé une expertise en matière d’intervention auprès d’une population multiethnique.

À l’intérieur de ce très grand quartier, des sous-secteurs présentent certains traits distincts :

  • Dans le sud du quartier, communément appelé le haut de la côte et représentant environ le tiers de la population, on compte un nombre important de personnes seules (22 % contre 18 % dans l’ensemble du quartier), fait qui serait lié à la présence d’étudiants et de personnes âgées.
  • Dans le nord du quartier, communément appelé le bas de la côte et représentant 58 % de la population, on note une présence plus importante de jeunes de 0 à 14 ans (20 %), une concentration plus forte de nouveaux immigrants, d’allophones et de minorités visibles, et des taux de chômage et de faible revenu plus élevés que la moyenne du quartier.
  • Données tirées du Recensement 2006

  • 99 174 personnes
    Par rapport à 2001, faible diminution (- 1 %)
  • Taux de personnes à faible revenu stable, mais nettement plus élevé que la moyenne
    Avant impôt :
    41 % en 2000 et 41 % en 2005
    Après impôt en 2005 :33 % contre 23 % sur l’île de Montréal
  • Ménages très majoritairement locataires
    81 % contre 62 % sur l’île de Montréal
  • Proportion de familles monoparentales légèrement inférieure à la moyenne
    31 % contre 33 % sur l’île de Montréal
  • Nombre d’enfants de 0-14 ans le plus élevé (16 745) parmi toutes les localités de l’île de Montréal
  • Proportion de jeunes sous-scolarisés nett ement inférieure à la moyenne
    15-24 ans sans diplôme d’études secondaires : 21 % contre 30 % sur l’île de Montréal
  • Proportion de personnes hautement scolarisées nettement plus élevée que la moyenne
    Possédant un diplôme d’études universitaires : 46 % contre 32 % sur l’île de Montréal
  • Forte diversité culturelle :
    Immigrants : 53 % contre 31 % sur l’île de Montréal
    Nouveaux immigrants : 17 % contre 8 % sur l’île de Montréal
    Minorités visibles : 48 % contre 25 % sur l’île de Montréal
  • Forte diversité linguistique :
    28 % parlent uniquement l’anglais à la maison
    32 % parlent uniquement le français à la maison
    33 % parlent uniquement une langue autre à la maison
    7 % parlent plusieurs langues à la maison
  • Notre-Dame-de-Grâce

    Le territoire

    Le quartier Notre-Dame-de-Grâce compte 40 % de la population de l’arrondissement. Avec 25 % de sa population sous le seuil de faible revenu, le quartier se situe dans la moyenne de l’île de Montréal. Cependant, on y distingue deux réalités :

  • Côtoyant des secteurs plus aisés caractérisant une bonne partie du quartier, plus de 60 % des personnes vivant sous le seuil de faible revenu sont regroupées dans des secteurs reconnus comme étant plus vulnérables. Dans ces secteurs, pour la plupart situés au sud de la rue Sherbrooke ainsi qu’aux alentours des rues Fielding, Walkley et Côte-Saint-Luc, le taux de personnes à faible revenu dépasse nettement celui observé pour l’ensemble du quartier.
  • Généralement, ces secteurs accueillent aussi une proportion plus élevée d’immigrants, de nouveaux immigrants et de minorités visibles.
  • Bien que cette réalité pose certains défis aux acteurs du milieu, le quartier se démarque également par un ensemble d’atouts distinctifs, dont une mixité sociale de longue date, une intégration sans heurts des groupes linguistiques présents, une tradition d’engagement des citoyens et des formes novatrices d’entrepreneuriat social et communautaire.

    Au cours des dernières années, le redéveloppement du site de Benny Farm a été marquant pour le quartier. La construction de 200 nouvelles unités d’habitation communautaire au sein de ce développement mixte représente un gain important pour la communauté après une longue mobilisation. L’aménagement d’autres infrastructures sociales et communautaires (centre récréatif, bibliothèque, CLSC) viendra compléter la rénovation de ce secteur.

    Au cours des prochaines années, d’autres transformations sont prévues dans le quartier Saint- Raymond situé dans le sud de Notre-Dame-de-Grâce entre la voie ferrée et la rue Saint-Jacques. Ce secteur enclavé est adjacent au terrain destiné à l’implantation du nouveau Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

    Données tirées du Recensement 2006

  • 66 074 personnes
    Par rapport à 2001, taux de croissance de 2 %, équivalant à la moyenne
    de l’île de Montréal
  • Taux de personnes à faible revenu stable, mais un peu plus élevé que la moyenne
    Avant impôt : 31 % en 2000 et 31 % en 2005
    Après impôt en 2005 : 25 % contre 23 % sur l’île de Montréal
  • Proportion de familles monoparentales un peu au-dessus de la moyenne
    35 % contre 33 % sur l’île de Montréal
  • Proportion de jeunes sous-scolarisés un peu en deça de la moyenne
    15-24 ans sans diplôme d’études secondaires : 28 % contre 30 % sur l’île de Montréal
  • Diversité culturelle
    Immigrants : 39 % contre 31 % sur l’île de Montréal
    Nouveaux immigrants : 12 % contre 8 % sur l’île de Montréal
    Minorités visibles : 31 % contre 25 % sur l’île de Montréal
  • Diversité linguistique
    49 % parlent uniquement l’anglais à la maison
    25 % parlent uniquement le français à la maison
    22 % parlent uniquement une langue autre à la maison 4 % parlent plusieurs langues à la maison
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