Équiterre : Des paniers bios 2.0

Depuis 20 ans, de bons paniers de légumes biologiques s’acheminent vers leur point de collecte où les gourmands pourront les cueillir. C’est plus de 660 points de livraison dans tout le Québec et 17 000 paniers par semaine. «Il y a aujourd’hui différentes formules et beaucoup de flexibilité – on peut échanger des produits que l’on aime moins ou suspendre la livraison pendant l’été, par exemple», explique Isabelle Joncas, la chargée de projet – Réseau des fermiers de famille chez Équiterre.

Pour améliorer l’offre, l’équipe a conçu une application web où il est possible de s’inscrire en ligne, de changer sa commande, etc. «Nous allons de plus en plus vers plus de connectivité. La page Facebook sert à avoir des nouvelles de sa ferme de famille. Sur notre site, nous avons également des portraits des fermiers participants», souligne Isabelle Joncas.
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De bonnes salades dans mon panier
De juin à octobre, les abonnés reçoivent donc entre 6 et 10 légumes et fruits par panier. Il y a aussi la possibilité d’élargir son panier à de la viande bio ou à des livraisons hivernales que propose un collectif de fermes. Le programme qui se nommait autrefois «Adoptez un fermier de famille» mise à présent sur la santé tout en faisant toujours la promotion du local et du bio.

Il y a beaucoup de demandes pour la consommation biologique à Montréal. «C’est pour cela qu’il faut encourager l’offre des jeunes agriculteurs – ce sont eux qui embarquent dans le bio pas les producteurs traditionnels. Nous avons de nombreuses fermes en voie de certification», relève la chargée du projet.

Exigence et réglementation
Avec sa production respectueuse de l’environnement et sans OGM, la culture biologique repose sur une certification garantissant que l’aliment a été produit selon des normes régies par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV). Une exigence que les consommateurs connaissent et à laquelle ils font aujourd’hui confiance.

«C’est essentiel pour maintenir l’appellation. Même si la logique était que tout producteur doive mentionner les produits utilisés lors de la culture, c’est plutôt à l’agriculteur biologique que repose le fardeau de la preuve», rappelle Isabelle Joncas.

Manger bio n’est pas seulement bon pour la santé et pour le plaisir, c’est aussi soutenir l’économie locale et les impacts sociaux positifs de ce type de culture. Ce qui rend la salade bio encore plus attrayante!

À votre santé!