Épicerie LOCO :: le «zéro déchet» a le vent en poupe

«Changer le monde, un panier à la fois». C’est le slogan de la future épicerie LOCO qui ouvrira à la mi-juin ses portes dans le quartier Villeray. Alors que le local est encore en cours d’aménagement, l’engouement pour ce projet lancé par quatre jeunes Montréalaises férues d’environnement montre la justesse d’un tel projet à Montréal.

«C’est assez intense. Nous sommes encore surprises par l’engouement des médias et des citoyens. Après seulement une semaine de campagne de sociofinancement, nous avons déjà atteint 200 % de notre objectif», s’exclame Martine Gariépy.

Tous LOCO
Martine Gariépy et Marie-Soleil L’Allier, toutes deux candidates à la maîtrise en sciences de l’environnement, Andréanne Laurin (diplômée) et Sophie Maccario (doctorante en sciences de l’environnement) ont eu cette idée pour connecter les producteurs locaux – d’où le nom LOCO – et les consommateurs, tout en réduisant l’impact environnemental des emballages. «Nous encourageons le zéro déchet et les modèles alternatifs, comme le bio et les produits équitables, mais ce qui nous importe surtout, plus que la certification, ce sont les bonnes pratiques des agriculteurs», relève la cofondatrice et chargée des communications.

Entre les murs de cette épicerie écologique zéro déchet, il sera possible de trouver en vrac des aliments tels que des noix, de la farine, de l’huile et du tofu, mais aussi des produits nettoyants pour l’hygiène intime et la maison. Les jeunes entrepreneuses rêvent d’un endroit accueillant pour les familles et où les clients pourront venir prendre un thé et s’attarder.

Apprendre à vivre sans emballage
Il y aura aussi des ateliers pour apprendre à réduire son empreinte sur l’environnement et une section «Do it yourself» où il sera possible de faire ses propres mélanges et les rapporter dans ses contenants. «Nous voulons aussi montrer à nos clients à faire leurs produits à la maison. Nous visons à ce que le mode de vie zéro déchet devienne facile», explique Martine Gariépy.

Alors que la première boutique n’est pas encore ouverte, les jeunes environnementalistes ont déjà reçu des demandes pour des franchises de LOCO. À moyen terme, elles visent à ouvrir trois succursales dans différents quartiers et songent à encourager la dissémination de futurs LOCO dans tout le Québec.