AXCS :: L’accessibilité rampe après rampe

Montréal aspire à devenir une ville plus inclusive. Pourtant, de nombreux édifices et commerces présentent toujours un obstacle – une ou plusieurs marches à monter – pour les fauteuils roulants et autres marchettes. «Il faut trouver des solutions accessibles pour faciliter le quotidien des personnes avec handicap, mais aussi pour les aînés et les familles avec de jeunes enfants en poussettes», relève Valérie Burnet, cofondatrice et porte-parole d’AXCS.

La «chargeuse de rêve» de l’entreprise sociale d’accompagnement d’aménagement urbain Catapulte – l’un des partenaires du projet avec Les Ateliers d’Antoine, pour la conception – raconte que pour contourner ce frein, de nombreuses personnes préfèrent rester chez elles. La solution : fournir une rampe d’accès aux commerces qui en font la demande.

Tenir la porte à l’autre
L’initiative s’inspire du projet StopGap de Toronto dont les rampes colorées ornent le perron de nombreux commerçants de la métropole. La rencontre avec Martin Beauregard, un citoyen en fauteuil roulant a permis de développer le projet montréalais. Un petit geste qui demande pourtant la collaboration de tous. «Même si la rampe est disponible dans le magasin, il faut que quelqu’un, avec empathie, tienne la porte ouverte», souligne Valérie Burnet.

Rendre accessibles les commerces du quartier contribue à améliorer la qualité de vie des personnes moins mobiles qui peuvent alors aller dîner au restaurant et faire leurs achats. Dans l’est de la ville, 15 premiers commerces se sont dotés d’une rampe conçue par AXCS sur la rue Ontario Est, il s’agit de: Comptant Ontario – La Pataterie – La Cervoise – Aliments Merci – Bric-à-brac – Sport code – Fido – Terre à soi et la Cordonnerie Cyr et sur la Rue Sainte-Catherine Est: Marché 4751 – Oiseau bleu – Café Graffiti – Bistro le Ste-Cath – Subway et Funki Munki.

Victoriaville, une inspiration?
La porte-parole d’AXCS aimerait que Montréal s’inspire de la municipalité de Victoriaville dont la réfection des trottoirs a permis d’aménager de nombreuses rampes d’accès à même le mobilier urbain. «La rampe, ce n’est pas la solution parfaite. Il faut aussi se pencher, dans le long terme, sur l’aménagement des villes pour rendre accessibles les endroits publics à l’ensemble des citoyens», soutient la jeune urbaniste.

Crédits photo : Alexandre Claude