B-C en fête :: vous cherchez de l’équipement pour faire la fête?

Les familles et les enfants de Cartierville attendent les fêtes de leur quartier avec excitation. Tout comme les organismes et bénévoles qui ont trouvé le moyen de revitaliser le quartier de manière festive. «Ce sont des évènements incontournables pour beaucoup de partenaires du quartier. Cela dynamise le quartier dans un secteur qui en avait bien besoin et de plus en plus de gens y participent», note l’agent de développement du Centre d’action bénévole de Bordeaux-Cartierville (CABBC), Henri Scaboro.

L’initiative B-C en fête vise plus particulièrement le secteur Laurentien/Grenet ciblé par la démarche de revitalisation urbaine intégrée (RUI). Cette portion dévitalisée, surtout en l’absence de commerces de proximité et du transit des banlieusards de Laval qui empruntent le pont, accueille une population qui peine à prendre racine. «Les immigrés, séduits par des logements abordables, mais souvent délabrés, ne restent pas. Quand leur situation s’améliore, ils déménagent», relève Mr Scaboro.

Les jeunes en tête
Au-delà des fêtes, le projet cherche à réveiller un sentiment d’appartenance à la communauté locale, de faire renaître l’esprit de quartier. «Nous travaillons ainsi à la stimulation d’un capital social en visant les citoyens dans leur quartier et en offrant aux plus jeunes, ceux du Collège du Bois-de-Boulogne, un moyen de s’impliquer socialement», explique Henri Scaboro.

Trois fêtes animent donc le quartier : le Marché des saveurs, en septembre, la Fête de l’hiver lors de la relâche scolaire, et la Fête des familles, en mai. Cet été, les organisateurs et leurs partenaires ont décidé d’animer les parcs pour que les jeunes y trouvent des activités amusantes. Des hamacs, des jeux de société, de la vente de crème glacée et même des projections de films ont ainsi contribué à égayer le quartier.

Du matériel pour tous
B-C en fête, c’est aussi un système de location de matériel à prix modique pour les organismes membres. «Cela permet de faire de l’événementiel à moindre coût et à générer des revenus autonomes pour les activités. Sans compter qu’avec du matériel semi-professionnel, les jeunes te prennent au sérieux», remarque Mr Scaboro.

Les organismes, avec un abonnement, peuvent ainsi louer à moindre coût tentes, sonos, éclairage ; tout le nécessaire pour l’animation extérieure. Plutôt que de dormir dans des boîtes, le matériel circule entre organismes. Et pour les citoyens, il est même possible d’en louer en se faisant parrainer par un organisme – son écoquartier, par exemple – pour faire des réunions de voisins ou des fêtes estivales.