La Chambre de commerce du Montréal métropolitain dévoile aujourd’hui les résultats de son étude intitulée : Le transport en commun : au cœur du développement économique de Montréal.
Appuyée par des données concrètes, cette analyse démontre la puissance du transport en commun comme levier de développement économique pour Montréal et dresse un portrait synthétique de ses nombreuses contributions. Cette étude de la Chambre est une mise à jour bonifiée de la version précédente, parue en 2004.
Faits saillants de l’étude
En 2009, les dépenses des organismes de transport en commun dans la région métropolitaine de Montréal ont généré une valeur ajoutée dans l’économie québécoise de 1,1 milliard $ et soutenu 14 110 emplois-années;
Le transport en commun génère un impact sur l’économie québécoise près de trois fois supérieur à celui du transport privé par automobile, lequel contribue à la dégradation de la balance commerciale du Québec;
Le transport en commun est près de trois fois moins coûteux que le transport privé par automobile;
Il permet aux ménages montréalais de consacrer quelque 800 millions $ de plus à leurs autres dépenses personnelles, dont les impacts économiques sont de 20 % supérieurs à ceux des dépenses en transport privé par automobile;
Le coût global de la congestion dans la région métropolitaine de Montréal est estimé à 1,4 milliard $, soit 1 % du PIB;
Le transport en commun a un impact positif tant sur le développement urbain que sur la valeur foncière des bâtiments résidentiels et commerciaux situés à proximité (les cas du métro de Longueuil et de la future gare de train de banlieue de Mascouche sont analysés dans l’étude);
Le transport en commun génère de nombreux bénéfices liés à l’environnement, à la sécurité et à la qualité de vie, lesquels se chiffrent à plusieurs millions de dollars par année pour une métropole comme Montréal;
Accroître la part modale du transport en commun de 3 % dans la région métropolitaine de Montréal (l’équivalent de la hausse enregistrée entre 2003 et 2008) permettrait, sur une base annuelle :
des économies de 75,7 millions $ dans les dépenses en transport des ménages;
des économies de 56,1 millions $ sur les coûts de stationnement des ménages dans les quartiers centraux de Montréal;
une réduction des coûts de congestion de 63,8 millions $; une diminution des coûts d’accidents de 18,1 millions $;
une diminution des coûts de pollution atmosphérique de 6,4 millions $ (si une taxe sur le carbone ou un marché du carbone existait).